Association Resham Firiri Népal

 

Les enfants 20/02/2011

Classé dans : — reshamfiriri @ 19:35

Chormara est situé dans la plaine sud du Népal, dans une région qu’on appelle le Teraï. C’est une région très fertile, idéales pour les cultures, avec des forêts denses… La plupart des habitants vivent de l’agriculture. Dans une famille paysanne typique, il y a souvent un buffle (dont on tire le lait), un potager où on cultive des légumes, quelques terrains pour les cultures… Parfois quand la famille a la possibilité, il y a aussi des poules et des chèvres. 

Dans les campagnes autour de Chormara, vous rencontrez beaucoup d’enfants de familles pauvres qui n’ont pas accès à l’éducation. Normalement les enfants peuvent fréquenter l’école normale à partir de 6 ans. Mais la vie à la campagne n’est pas facile pour les parents et à l’âge d’aller normalement à l’école, les enfants sont occupés à aider leurs parents dans les tâches ménagères.

Ils vont chercher du fourrage pour le bétail, ils portent de l’eau dans leur doko, ils traient la bufflonne, s’occupent du petit frère ou de la petite sœur pendant que les parents sont aux champs ou partis travailler loin dans d’autres régions ou pays.  Les parents n’ont malheureusement pas les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école et de payer les frais de scolarité.  Ils font de leur mieux pour leurs enfants.  En lisant la page concernant la situation des parents, vous comprendrez pourquoi la vie est si difficile pour eux.

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Les filles ont encore moins de chance que les garçons d’aller à l’école, car la coutume veut qu’on donne d’abord la possibilité au garçon d’aller à l’école afin que plus tard ils aient une meilleur situation et puisse s’occuper et prendre en charge financièrement leurs parents, alors que la fille, elle ira dans la famille du mari qu’elle épousera.   

Il faut comprendre que le Népal est un pays qui a été très longtemps fermé au monde extérieur, il y a eu une politique d’isolement jusqu’en 1951, pour cette raison les coutumes et les croyances sont encore très fortes et très anciennes. Les parents pauvres de ces enfants n’ont pas été à l’école et ne savent ni lire ni écrire.  Ils ont reçu de leurs parents une éducation ancestrale empreinte de traditions, de croyances, de religion. Ils sont agriculteurs de génération en génération et vivent ainsi depuis longtemps… Ce qu’ils cultivent, quand ils ont la chance d’avoir un bout de terrain, est en général suffisant pour se nourrir mais insuffisant pour payer l’école ou subvenir aux besoins de la famille…La plupart du temps,  le père est obligé de partrir travailler loin pendant de longs mois, dans une autre région du Népal, en Inde ou même dans les pays en Arabie… et la mère reste seule avec les enfants à devoir tout gérer à la maison, la situation pour eux n’est pas facile.

De plus, la plupart des parents d’enfants pauvres ont été mariés très tôt comme la coutume ancienne le voulait. Par exemple, il n’est pas rare qu’un papa a épousé la maman à l’âge de 13 ans.  A leur époque, le mariage d’enfants était encore pratiqué et arrangé ainsi par les familles. Ils pensaient qu’un mariage conclu dès l’enfance permettra d’économiser sur la dotte que doit donner la famille de la jeune fille à la famille du jeune garçon. La jeune fille continue de vivre avec ses parents jusqu’à ce qu’elle a ses règles, et se déplace ensuite pour vivre avec son mari à son domicile. Maintenant, le mariage d’enfants est légalement interdit bien que cela se pratique encore dans certaines campagnes isolées. Mais pour les parents, très tôt ils ont eu la responsabilité de s’occuper de leur famille.  Aujourd’hui, l’âge du mariage se fait plus tard qu’avant, preuve que petit à petit les tendances changent de génération en génération… 

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L’ouverture des frontières  du Népal et l’arrivée du monde moderne amènent inévitablement du changement, les mentalités commencent à changer dans les villes mais aussi petit à petit aussi dans les campagnes… Quel avenir aura un enfant de la campagne qui ne sait ni lire ni écrire face à un monde qui change et face à d’autres enfants plus éduqués que lui? Trouvera-t-il un travail plus tard pour subvenir aux besoins de sa famille? Sera-t-il lui aussi obligé de partir très loin pendant des longs mois ou des années? Les filles pourront-elles aussi avoir la chance d’apprendre et d’être éduquées avant leur mariage?

Si avec le comité du village et les parents, nous arrivons  à trouver des solutions pour proposer une aide aux parents afin de scolariser leurs enfants, autant leurs filles que leurs garçons, pour qu’ils aient tous un meilleur avenir, petit à petit ces pratiques diminueront et les mentalités s’ouvriront.

 

 

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